L’évolution et la nécessité de s’adapter au secteur auquel on appartient

23 Avril 2018

L'évolution de l'entreprise existe et laisse en permanence derrière nous nos compétences ou ce qui est notre valeur ajoutée à un moment donné. Qu'il s'agisse de l'obsolescence technologique, de la substitution de produits, de l'évolution des habitudes de consommation, de la pression concurrentielle ou des perturbations dans l'entreprise elle-même, les cycles de vie de l'entreprise existent et se succèdent en permanence dans un processus sans fin. Sans conciliation avec ce cycle, la performance du modèle d'affaires peut être compromise et la rentabilité étranglée par ceux qui y parviennent. Si l’on ne parvient pas à une conciliation avec ce cycle, la pérennité de l'entreprise peut être sérieusement compromise.

 

Un tel scénario n'est pas mauvais, mais un cycle en mouvement qui naît dans l'inertie d'une réalité qui nous entoure depuis des milliers d'années : nous l'appelons évolution ou progrès (sans cela, nous continuerions dans des grottes sans électricité ni voitures. Nous n'aurions pas non plus de médicaments ou d'Internet). Cette réalité peut en compliquer certains, en particulier ceux dont les références sont les règles d'un marché que l'on croyait consolidé mais qui a tellement évolué qu'il n'existe plus. En d'autres termes, l'évolution écarte de la concurrence (interne et externe) ceux qui gardent leur offre fixe tandis que le marché était en train de bouger.

 

La réalité évolutive des clients et de l'environnement est ce qui doit définir le modèle d'affaires. Si la réalité bouge, nous devons également le faire avec une coordination suffisante. Le progrès a ce double aspect : les changements placent devant ceux qui profitent des nouvelles habitudes et des nouvelles circonstances. En même temps, ils laissent derrière eux ceux qui ont quitté leur offre fixe pendant que l'environnement se transformait (tant dans les modes de travail que dans les habitudes de consommation, les méthodes de distribution, etc. Si les laissés-pour-compte sont trop loin derrière et sans idées, l'entreprise perd ou survit grâce à une économie de guerre comme seule méthode défensive. Cependant, une stratégie (même si c'est par omission de décisions) basée sur des renonciations, finit par générer beaucoup de restrictions qui finit par imposer des décisions quotidiennes et conditionner l'exécution de toute stratégie. Comme le serpent qui se mord la queue, si l’on accumule un temps excessif sans concurrence, la situation se termine par l’impossibilité de trouver la solution dans l'entreprise elle-même, puisqu'elle empêche l'accumulation de la capitalisation nécessaire pour réinvestir et devenir une entité compétitive. Ou du moins, une entité avec des niveaux de compétitivité ou des normes suffisantes pour les demandes actuelles du secteur d’appartenance. 

 

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