Comment prendre une bonne décision ?

09 Octobre 2014

64 000 PME et TPE Françaises ont connu des défaillances en 2013. C’est la pire situation connue depuis 2009 et une question lancinante tiraille de nombreux dirigeants : « Existe-t-il un risque à ce que je sois concerné ? »

 

Certes la conjoncture est difficile, les perspectives floues, la concurrence féroce, les financements compliqués… Comment font certains pour sortir des résultats en hausse de 10% dans des secteurs prétendument sinistrés (bâtiment, transport, industrie…)?

 

La recette est simple : ils prennent des décisions ! Ne pas en prendre ou simplement tarder face aux problèmes, c’est semer le doute dans l’entreprise et cela génère une perte immédiate d’efficacité et donc de résultat.

 

Quelle est donc la recette du succès ? En fait, elle n’existe pas ! Toutefois, dans un environnement qui fluctue en permanence, les entreprises qui sortent du lot sont celles où l’on prend des décisions et où elles sont concrètement mises en place.

Aujourd’hui, bien des chefs d’entreprise repoussent l’heure de vérité, pensant que la décision sera plus facile à prendre « plus tard ». De fait, ils l’oublient souvent, ne pas prendre de décision, c’est déjà s’engager dans un certain immobilisme.

 

Il est temps de comprendre qu’il n’y a pas de mauvaises décisions mais des décisions qui ne sont pas appliquées…

 

La clef de la prise de décision : avoir la connaissance de l’environnement et des éléments découlant des problèmes. La prise de décision doit toujours se baser (de façon rationnelle ou irrationnelle) sur des informations disponibles,  sur l’analyse du passé et l’anticipation de l’avenir.

 

Et c’est ici que se trouve le danger : combien de mauvais choix ont-ils déjà été réalisés non en raison d’une analyse erronée mais par un manque d’informations fiables ? Une décision ne peut être pertinente sans une maîtrise des données : comment faire de bons choix sur base de mauvais chiffres ou des hypothèses fausses ?

 

Le cerveau peut également s’avérer un mauvais allié : combien de fois n’entendons-nous pas les collaborateurs d’une entreprise prendre leurs habitudes pour des certitudes ?

 

Les processus de prise de décision sont aujourd’hui nettement mieux connus et des études prouvent que, dans plus de 90% des cas, les dirigeants vont prendre des décisions par habitude plutôt  que sur base d’une réflexion étayée d’éléments concrets. 

 

Néanmoins les chefs d’entreprises qui ont perçu l’importance du processus décisionnel se sont obligés à une véritable ouverture d’esprit pour sortir de leur carcan. Ainsi, en acceptant d’élargir leur point de vue, les dirigeants s’ouvrent à un maximum de solutions. Non seulement ils disposent de plusieurs solutions potentielles mais surtout, la prise de décision s’en trouve souvent facilitée.

 

Maintenant que le problème est correctement posé, que vous êtes sorti des sentiers battus, il faut trancher ! Ne prenez que des décisions que vous pourrez assumer ! Cela peut paraitre trivial mais rien n’est pire que mettre des choses en place par défaut : vos équipes le sentiront et ne vous suivront pas.

 

Envisagez un maximum de solutions, prenez conseil auprès d’un expert mais surtout, surtout ayez confiance en vous ! Assumez de ne pas être d’accord avec la pensée générale mais ne versez pas non plus dans l’esprit de contradiction : ce n’est ni constructif pour vous, ni motivant pour vos employés.

 

Si prendre des décisions au quotidien est un exercice périlleux pour le chef d’entreprise, c’est aussi la garantie, pour peu que vous ayez pris un minimum de précaution,  de la réussite aussi bien au plan personnel que professionnel.

 

Bref, même douloureuse, la décision est toujours un soulagement : il est beaucoup plus facile d’avancer l’esprit libre que d’attendre indéfiniment que la vie ou des éléments extérieurs ne vous imposent un choix qui est rarement celui rêvé. A bon entendeur…

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